La canada [préface + dédicace]

La canada  [préface + dédicace]
Le canada

Préface


Cette histoire se déroule en Décembre, et je ne saurais dire vraiment pourquoi. Est-ce parce que c'est le mois de ma fête, celui de mon anniversaire ainsi que celui d'Alain, ou tout simplement Noël et le Nouvel An ?
Pour moi, ce mois est synonyme de fête et de retrouvaille.
Ajoutez à cela que les mois d'hiver sont ceux où je vis le mieux, craignant le soleil et sa chaleur, peut-être comprendrez-vous un peu mieux les raisons pour lesquelles cette histoire se passe ainsi.
Les deux personnages principaux, Marc et Emma, ont respectivement 16 ans et demi et 16ans tout juste, l'histoire se déroulant fin décembre. Ils traversent une période difficile de la vie, l'adolescence. Emma, contrairement à Marc, est en plein dans sa « crise d'adolescence », comme on dit, et voudrait bien pouvoir se révolter contre tout.
Un soir de décembre où elle se retrouva seule chez elle, elle appela Marc, tout en consultant un site Internet et en achetant un billet pour le Canada. Elle fit ses aux-revoir à son ami en lui expliquant qu'elle partait pour une durée indéterminée. Il essaya de la retenir mais sa décision était prise : elle prendrait cette nuit même l'avion qui la conduirait tout droit là-bas, et rien ne pourrait l'arrêter.


A Alain, dont je ne sais pas ce qu'il est devenu,
A mes parents, qui ne me comprendront certainement jamais,
Et à Guillaume, qui sait réparer toutes les blessures de mon c½ur.
Barbara

# Posté le lundi 04 août 2008 05:19

Modifié le vendredi 06 février 2009 11:06

Chapitre 1

Chapitre 1
L'escapade


L'avion partirait de Toulouse Blagnac à 20h30 pour se poser à 21h45 à Paris Roissy, le suivant décollerait à 22h pour atterrir à 6h du matin, heure Française, à Montréal, où il serait alors minuit. Il était 18h, j'avais donc environ une heure pour préparer mes bagages, ensuite je prendrais le bus jusqu'à l'aéroport de Blagnac. Mes parents étaient partis faire des courses et manger en amoureux, ils ne rentreraient pas avant minuit, et Aurélie, ma s½ur, était chez une copine pour le week-end.
J'ouvris mon placard, et le choix fut vite fait. J'entassais sur mon lit les affaires les plus chaudes, en espérant que justement elles seraient assez chaudes. Je pris également ma combinaison de ski, mes chaussures de randonnées ainsi que gants, bonnet, écharpe. Ma valise était pleine. Il restait une place pour la trousse de toilette, ainsi que pour certains objets indispensables comme ma boussole ou mon opinel. Je préparais ensuite mon sac en bagage à main, où je mis de quoi m'occuper pendant le voyage, quelques photos de mes amis et surtout, le plus important, mon portefeuille avec passeport, carte d'identité et liquide. Il faudrait d'ailleurs que je n'oublie pas d'échanger mon argent contre des dollars Canadiens. Un dernier tour dans la maison, un au-revoir à ma chienne er vérification que rien ne laissait supposer que j'étais partie, et je sortis prendre le bus. Arrivée à l'aéroport, je regardais sur les écrans où se trouvaient les comptoirs d'enregistrements pour Paris, et me dirigeais donc vers ceux-ci. Il y avait seulement deux ou trois personnes devant moi quand j'entendis quelqu'un appeler « Emma ». J e me retournais, la peur au ventre, et découvrit avec stupeur Marc, poussant un chariot contenant sa valise et son sac. Je n'arrivais pas à y croire. Ainsi don, il avait décidé, sans que je ne lui en fasse la proposition, de m'accompagner. J'en étais ravie, lui demandant néanmoins s'il était vraiment sûr de vouloir venir, sachant que je ne savais pas combien de temps ça allait durer. Mais je vis qu'il était bien décidé, et nous nous fîmes enregistrer ensemble. En rentrant dans l'avion, j'avais le c½ur qui battait à 100 à l'heure, mon voyage commençait, tout comme la peur qu'on ne découvre trop tôt que j'étais partis, la peur également des représailles. Une heure plus tard nous arrivions à Paris, le temps était compté, il fallait se dépêcher pour avoir le second avion. Derniers passagers, nous arrivâmes juste à temps, mais l'action avait du bon, elle faisait oublier les soucis. Maintenant il y avait 8 heures de voyage, alors il fallait décontracter. Marc partageais certainement les mêmes craintes que moi, mais il n'en dit rien, essayant simplement de me changer les idées. Au bout d'un moment, nous nous endormîmes l'un contre l'autre. Quand je me réveillais, je ne compris pas immédiatement où je me trouvais, et c'est Marc qui me remis les idées en place en criant presque : « On arrive dans 1 heure ». il était plus fou que moi d'avoir réussi à quitter sa maison et d'être partis avec moi.
Une fois arrivé à destination, il fallait passer la douane. Marc n'arrêtait pas de dire : « Il n'y a rien à craindre, au pire, s'ils se sont aperçus de quelque chose, ils ne sauront pas où on est ». J'étais trop nerveuse, alors il passa devant moi et s'occupa lui-même des papiers à remplir.
Ensuite, nous avons vu qu'il faisait nuit, et le décalage horaire nous avait éreinté, alors nous avons décidé de dormir à l'hôtel. Nous irions le lendemain à la fin du voyage, de toute façon il restait 1 heure de route.
Après une bonne nuit de sommeil et les idées un peu plus en place, nous avons pris un taxi pour terminer notre voyage. Arrivés devant un magnifique chalet, Marc me demanda émerveillé : « C'est là ? ». Et oui, lui n'avait jamais vu le chalet qu'en photo, en vrai c'était différent. Je frappais et là quand il est venu m'ouvrir, je lui est carrément sauté dans les bras. Il ne comprit pas immédiatement ce qui lui arrivé. Quand il eu compris un peu mieux que c'était moi, je lui est présenté Marc : « Marc, Thierry ».
Le courant est tout de suite bien passé entre eux. Nous avons quand même dû tout lui expliquer depuis le début, toutes nos péripéties. J'étais trop fière d'être enfin arrivé, c'est donc moi qui ai parlé, Marc était encore timide.
Thierry a voulu prévenir nos parents que nous étions ici, mais en y réfléchissant bien, nous avons tous les deux compris que ça ne pouvait pas bien ce passer à partir de maintenant. Parce que Thierry et mes parents n'étaient plus amis de tout, parce qu'il avait voulu séduire une femme mariée depuis 6 mois. Alors mes parents n'avaient plus confiance en lui et ne voulaient pas que j'y retourne. Alors maintenant que j'y étais, ça n'allait pas être facile pour que mes parents comprennent que j'étais venu de mon plein grès.

# Posté le lundi 04 août 2008 05:21

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 10:14

bientot la suite

bientot la suite du chap 1, je l'ai déjà écrit j'en suis au chap 4 sur papier! par contre c'est une longue histoire elle fait déjà 20 pages sur papier

# Posté le lundi 04 août 2008 05:23

Chapitre 1 [suite]

Chapitre 1
De toute façon j'avais Marc et si j'avais des doutes quand à ce qui se passait dans le tête de Thierry, j'avais Marc pour me faire "garde du corps". Alors maintenant que nous étions arrivés nous n'allions pas nous laisser démonter par une affaire d'adulte, ils n'avaient qu'à se débrouiller, ils se rendraient bien compte que nous n'avions pas l'intention de rentrer tout de suite. A notre âge quelques escapades ça ne faisait pas de mal. Surtout que nous ne risquions rien puisque nous étions deux, de plus c'était un homme musclé. Avec tout le stress emmagasiné jusqu'ici et le décalage horaire aidant, nous étions crevés. Thierry, qui n'avait pas prévu ma visite, et encore moins celle de Marc, nous prépara les deux lits du rez de chaussé, où nous tombèrent comme des masses. Je me réveillais en sursaut, sentant quelqu'un près de moi. C'était Thierry, qui voulait me parler. J'allais le suivre à l'étage et en passant devant un Marc endormi profondément, je me rappelais ce que je m'étais dit. Si Thierry s'en prenait à moi, Marc ne pourrait pas m'aider. Et je me dit: "Emma, il faut grandir maintenant, tu ne pourras pas toujours avoir quelqu'un derrière toi. Il faut apprendre à se défendre soi-même ."Alors je m'engageais dans l'escalier. J'étais encore fatigué alors je me mis sur la canapé, au coin du feu, et Charly me sauta sur le genoux. J'attendais patiemment que Thierry m'explique pourquoi il m'avait fait venir. Et enfin, il commença à m'expliquer:
"Emma, mais pourquoi es-tu venue? Tu le sais, n'est ce pas, la raison pour laquelle tes parents et moi ne sommes plus amis?
- Oui, en effet. Mais demeurait toujours au fond de moi cette incertitude, cette question: avec moi, il ne tentera rien, avec moi il est sympa... Et j'avais trop besoin de venir alors je n'en est pas tenu compte.
- Mais pourquoi es-tu venue? Pour défier tes parents? Pour jouer les adultes?
- Je crois, oui, un peu. Je crois que j'avais envie que mes parents s'aperçoivent que j'ai grandit, je ne suis plus une enfant qu'ils peuvent jalousement garder auprès d'eux. Et puis j'avais envie de te revoir, pour moi tu es comme un oncle. Et le Canada est mon pays, j'avais besoin de venir, j'avais besoin de me sentir chez moi. Il fallait que je vienne. Alors puisque mes parents ne voulaient pas, j'ai employé les grands moyens...
- Je te comprends un peu. Tu me fait penser à mon adolescence. Mes parents ne pouvaient pas me tenir, il fallait que je bouge. Et c'est pareil maintenant. Bon écoute, tu es la bienvenue ici, évidemment, mais tes parents et ceux de ton ami vont s'inquiéter, et quand ils vont apprendre que tu es là...
- Appelle-les si tu veux, voici les numéros, mais laisse-nous tranquille. Explique à tout le monde qu'on a besoin de sortir un peu. Explique leur qu'on est en sécurité et que de toute manière on est pas venu de si loin pour repartir comme ça, que ça ne sert à rien de nous faire la morale pour qu'on revienne. Maintenant fait ce qu'il faut et laisse nous tranquille sur ce point."
Et je repartis en bas. Marc était en train de se réveiller, et quand il me vit pleurant, il s'inquiéta en repensant à ce que je lui avait expliqué. Il m'accueillit dans des bras où je déversais toute ma colère, mes larmes. Là, je le rassurais en lui disant qu'il ne c'était rien passer, que nous avions parlé du problème des parents. Mais moi je ne voulais plus me préoccuper de ça, j'étais, nous étions arrivés. Maintenant il fallait nous laisser tranquille et en quelque sorte attendre que l'on veuille revenir.
Pour une fois, nous avions fait preuve de courage en défiant les adultes, en nous imposant, en vivant, tout simplement.
Une fois calmée, nous montâmes en haut pour déjeuner et en voyant le mot de Thierry disant qu'il était parti faire des courses et en même temps qu'il allait essayer de résoudre le problème, j'eus un sourire. Il allait nous aider, il nous avait compris.
Il était 10h, mais en fait pour nous il était 4h du matin, heure française. Une fois bien "réveillés", nous rangeâmes nos valises.
Nous avions décidé de partir marcher un peu, et je me souvenais que le village n'était pas si loin, alors nous nous mîmes en route, en laissant un mot pour Thierry . De toute façon manière si nous nous perdions nous avions tous les deux nos portables et avions pris la précaution d'avoir chacun le numéro de Thierry. Nous avions besoin de nous oxygéner, de faire le point dans nos esprits. Quelle fierté j'éprouvais alors! J'avais réussi à revenir par mes propres moyens dans mon pays. Marc, lui, était un peu gêné.Il ne connaissait ni ce pays ni Thierry. Il avait l'impression d'être un poids pour moi. Mais je lui expliquais que sans lui je ne serai certainement pas là, et qu'il n'étais absolument pas un poids pour moi, ça me faisait plaisir de lui faire découvrir mon pays, celui de mes rêves. Et puis je ne connaissais qu'une petite partie de Canada, le Québec, là où l'on parle Français. Si nous voulions découvrir d'autres coins, il allait falloir parler Anglais. Mais qu'importe, nous arriverions bien à nous faire comprendre.
Pour le moment nous étions deux jeunes émerveillés, fier, avec néanmoins le brin de prudence qui est nécessaire lorsqu'on n'est pas chez soi. Nous étions comme deux enfants qui découvrent la vie, deux êtres qui n'avaient rien à perdre si ce n'est retourner chez eux. Pour une fois, nous étions heureux. Nous avions découvert que le paradis existait.
Nous passâmes une merveilleuse journée, Marc a découvrir les quelques endroits que je connaissais et moi à me souvenir de tous ces moments de bonheur vécu avec ma famille et Thierry lorsque j'étais petite.
Nous rentrâmes au chalet en nous apercevant qu'il était déjà six heures. En effet, pour nous il était midi heure française, la faim se faisait donc sentir. Arrivé au chalet, Thierry nous expliqua qu'il avait appelé nos parents. Il nous expliqua qu'il avait commencé par appeler les parents de Marc pour qu'ils sachent qu'il était avec moi et que nous allions bien. Puis il avait appelé les miens, et une longue et pénible discussion s'était ensuivie. Il en était ressortit auprès des deux couples de parents qui s'étaient rassemblés, que Thierry devait faire attention à nous et nous protéger contre d'éventuels dangers. En effet, le problème étant que nous étions partis, puisqu'il s'agissait du Canada et que Thierry était la seule personne connu pour nous "assister", une seconde chance lui avait été accordée. Ainsi si tout se passait sans encombre la confiance serait à peu près renouée.
Ce soir-là, le hasard fit que nous regarderions Titanic, qui passait sur une des chaînes. En cette circonstance, rien d'autre n'eut été possible. Ce film était long, je m'endormis vers la fin, avec Charly pour me tenir chaud. J'étais bien, là, endormie sur ce canapé au Canada, chez Thierry, devant la cheminée, ayant retrouvé mon "chez moi".

# Posté le jeudi 07 août 2008 04:47

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 10:13

Chapitre 2

Chapitre 2
La découverte de l'amour

Lorsque je me réveillais au petit matin, j'eus un sourire en découvrant Marc, affalé lui aussi sur le canapé. En somme, je n'étais pas la seule à me sentir bien ici.
Par la baie vitré, cette immense baie vitré qui remplace le mur, je regardais l'horizon. Je ne savais pas pourquoi, mais je me sentais chez moi au Canada. Pourtant j'étais née en France, je n'avais aucun lien de parenté avec ce pays. C'était étrange. Quand j'étais vraiment chez moi, je n'en avais pas l'impression, et lorsque j'étais au Canada je m'y sentais bien. J'avais l'impression d'avoir toujours connu ce ciel plus bleu qu'en France, ce soleil plus doux et ces étendues d'herbes folles. J'avais l'impression de connaître cet accent particulier, sans avoir jamais connu de Canadien avant Thierry.
Quand tout le monde fut debout, j'expliquai a Thierry qu'aujourd'hui je voulais emmener Marc au biodôme et lui demandait quel bus il fallait prendre pour aller là-bas, à Montréal. Une fois bien renseignée nous nous mîmes en route et j'expliquais brièvement à Marc que c'était le monde animal sous verre. Le but n'était pas forcément de voir les animaux même si je les adorais, mais de sortir un peu. Il y avait environ deux heures de route et l'occupation que nous avions trouvé été d'écouter mon mp3 tout simplement. Arrivé là-bas, nous effectuions notre visite, moi comme toujours ébahie devant tant d'animaux. En milieu d'après midi, comme le bus était tard le soir, nous avons décidé de visiter un peu Montréal. Cette ville est immense et je ne me souvenais absolument plus de là où nous emmenait Thierry, mais un peu d'aventure ça faisait du bien aussi. Nous sommes tombés sur un parc et cela me rappela une mésaventure de noël 2005: les écureuils venaient nous manger dans la main et à un moment il y en avait un qui avait pris mon doigt pour de la nourriture. D'ailleurs j'avais toujours la marque sur mon pouce.
Là, nous nous sommes assis sur un banc. "Brr, qu'est-ce-qu'il fait froid ici", pensais-je. J'avais dû penser trop fort parce que Marc avait compris que j'avais froid, il me prit tendrement dans ses bras, et je mis ma tête sur son épaule. Nous étions bien là, serrés l'un contre l'autre, et à mesure que le temps passait, un sentiment nouveau naissait en nous. Même si nous avions conscience des sentiments de l'autre, personne ne parla, nous en savions beaucoup sur l'autre maintenant, mais lorsque nous descendîmes du bus, Marc me prit la main et m'embrassa tendrement. C'était tellement bien! Nous entendîmes un raclement de gorge, c'était Thierry. Nous étions tout rouges mais heureux. Thierry nous reconduisit à son "Chat laid résineux" et durant le trajet, nous demanda depuis quand nous sortions ensemble. Personne ne répondit mais il ne forçat pas plus. Nous étions si heureux!
Arrivé au chalet, Thierry nous prépara à manger puis nous regardâmes la télévision. Il avait loué "Antartica, prisonnier du froid", un de mes films préférés. Par contre ce film se passe en Antarctique, dans le froid, mais Marc était là. Nous étions si heureux l'un contre l'autre, Marc d'avoir trouver quelqu'un qui l'aimait et moi d'avoir trouver quelqu'un de si bien, quelqu'un qui m'aimait vraiment. Encore une fois, nous nous endormîmes sur le canapé, et Thierry devait se demander pourquoi il s'était donné la peine de faire deux lits au rez-de-chaussé alors que nous ne les utilisions pas. Au matin, à table, vint cette question: dans 3 jours, c'était Noël, qu'allions-nous faire? En effet, nous ne nous en étions pas préoccupés, mais nous n'avions jamais passé Noël en dehors de notre famille, sans aucune personne familiale autour de nous. Mais qu'importe, passer Noël avec Marc et Thierry ne me dérangeait absolument pas, mais je ne pouvais pas lire les pensées de Marc à cet instant. Peut-être voulait-il retourner chez lui, après tout il n'étais pas dans la même situation que moi. Il étais partis de chez lui peut-être sans raison valable, si ce n'est d'être avec moi, tandis que moi j'étais partie pour retourner voir Thierry et le Canada, puisque mes parents me l'avait interdit alors que j'étais extrêmement attachée à ce pays.
Nous sommes ensuite allés faire du patin à glace, nous nous sommes bien éclatés, au sens figuré comme au sens propre, et nous sommes rentrés avec des bleus plein les fesses. Marc n'avait jamais essayé ce sport et moi je n'en faisait pas souvent. Il me restait des réflexes en mémoire, mais cela suffisait pour s'éclater.
A midi, nous rentrâmes car pour rien au monde nous n'aurions manquer un repas, Marc surtout, lui qui dévorait toujours mais qui ne prenait pas un gramme parce qu'ils faisait beaucoup de sport. Je l'aimais comme ça mon Marc: musclé, super sympa, marrant et mignon. Exactement le type d'homme qu'il me fallait! L'après midi, nous sommes restés au chalet, occupés à déneiger le chemin pour faire une piste de luge. Cela me rappelait les autres Noël.
A la fin de la journée, Thierry nous demanda si nous avions pris notre décision pour celui-ci. Je répondis que c'était sûr que je restais, et Marc annonça à ma plus grande joie qu'il voulait rester avec moi. Nous passerions donc Noël ensemble au Canada. En ce moment, je vivais sur un petit nuage, j'étais dans mon pays préféré et en plus j'y étais avec quelqu'un qui comptais énormément pour moi. Nous étions partis amis, et maintenant nous découvrions ensemble un nouveau sentiment: l'amour. Que du bonheur. Lui n'avait jamais eu de petite amie avant moi, il découvrait donc pour la première fois la vie à deux, moi j'avais déjà eu quelques petits copains mais ça n'avait jamais été comme avec lui. Avec lui j'avais l'impression de redécouvrir ces sensations, cette joie d'être ensemble et ce déchirement lorsque celui que l'on aime et loin de nous.
Marc était quelqu'un de bien, il n'appartenait pas à moi de le décrire aussi profondément, mais je pouvais néanmoins dire qu'il ne faisait pas partis de ceux qui pensent que le physique est tout ce qui compte. Je pensais alors que nous nous étions bien trouvés car notre vision de cela était à peu près la même, et c'est pourquoi nous étions si bien ensemble.
Ce soir-là, Thierry nous prépara une fondue. Je ne connaissait personne qui en faisait de meilleure que lui! Ensuite, comme il avait allumé la cheminée, nous nous mîmes sur le canapé, au coin du feu. Un peu de musique et l'ambiance de Noël fut vite là. Il monta dans sa chambre en nous laissant dans notre coin de paradis. D'ailleurs il avait défait un des lits du rez-de-chaussée, puisque le canapé avait le privilège de nous accueillir toutes les nuits.
Le sapin avait été fait, les lumières accrochées au chalet... Noël allait être magnifique cette année. Marc se tourna vers moi et m'embrassa tendrement. J'eus un frisson de bonheur, il me serra plus fort dans ses bras. A ce moment j'aurais pu défier la terre entière, je me sentais forte et intouchable. Il se pencha vers moi et m'embrassa encore et encore. Je mit ma tête sur lui et il me murmura des mots doux à l'oreille. Heureuse, je m'endormis sereinement dans les bras de celui que j'aimais. Une nuit marquée de rêve de bonheur...

# Posté le lundi 11 août 2008 08:09

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 10:16